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Zélateurs, zélatrices, d’une morale artificielle, chantres d’une normalité factice, séides du genre infrangible, pourfendeur, pourfendeuses, du voyeurisme pervers, à la lecture de cette chronique vous n’échapperez pas au collapsus.
Apôtres de la scoptophilie, apologistes de la pictophilie, pratiquants-es de l’onanisme, obsédés-es des « trous béants, qui se contractent à un rythme saccadé, sans jamais parvenir à se refermer entièrement », amateurs, amatrices, des gorges profondes qui contraigne à déglutit à plusieurs reprises, ce manifeste pour une nouvelle éducation sentimentale vous transportera jusqu’à empyrée, là où siège la félicité et où se nichent les feux éternels. Quelle joie que de pénétrer dans ce manoir familial tombant en ruine, parmi les vieilleries accumulées par aïeux ! Quel délice que de suivre cet auteur tombé en disgrâce errant de pièce en pièce dans l’obscurité et l’humidité ! Quel bonheur que d’écouter le plancher grincer sous ses pas ! Et la curiosité en éveil, nous écoutons l’étrange proposition que lui fait Yasmine, son ex-femme, sexologue célèbre pour ses méthodes peu orthodoxes « Si je te contacte, c’est pour affaire. Uniquement. Je vais mener une expérience sur du court terme. Mais c’est assez controversé alors je cherche avant tout de la discrétion. De toute façon, je ne peux pas la mener au cabinet pour des raisons pratiques. […] J’ai besoin d’un lieu paisible pour envisager un nouveau traitement, et d’une personne de confiance pour surveiller mon patient. Ton manoir serait parfait. » Le patient se nommait Rayan ; elle se nommera Sophia… |