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Fidèles missionnaires des étreintes apaisantes, apôtres des désirs maitrisés, des pulsions domptées, des instincts ordinaires qui font le long fleuve de la vie tranquille, exempts de remous sombres aux pouvoirs magnétisants et aux effluves sucrés, ces chantefables vous plongeront dans la crainte d’une rencontre si ce n’est funeste du moins embarrassante.
Chantres des vulves gloutonnes dévorées par les feux de l’enfer qu’alimente des préceptes vertueux, apologistes des sucreries aux parfums capiteux qui se lèchent entre deux cuisses, zélateurs de la magnificence hypnotique des cantilènes de l’ineffable Dalida, ces trois textes vous chambouleront l’âme jusqu’à ses replis insoupçonnés. La braiseuse. Et c’est avec commisération que l’on parcourt le digest d’une vie sans tendres embrassades, fussent-elles furtives, sans caresses brulantes, fussent-elles onanistes. Une vie sans orgasmes ne peut que déboucher sur une explosion et c’est tout feu tout flamme que se clôture cette vie d’ascétisme. La chatte rose au goût de meringue. Et c’est d’un œil débordant de méfiance que l’on considère tous ceux et celles qui sucrent leur mets à l'aspartame, ces gens qui à l’image des puritains nourrissent une fringale bestiale. Bang Bang. À quoi bon invoquer Lucifer, à quoi bon recourir à des filtres d’amours ou des drogues de synthèse quand on a Dalida ? 709 chansons, comme autant de nuits torrides et câlines, de nuits débridées d’orgasmes renouvelés. Mais quand résonne la 709e, il est temps de tirer le rideau, de « mourir sur scène ». |