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Si votre chair est tendre, souple et fraiche, si vos anniversaires sont depuis des décennies, une fête des sens, un échauffement de l’âme, un embrassement de l’esprit, si vous baignez dans l’amour et la tendresse bienveillante de vos proches, alors ce petit impromptu galant ne vous instruira nullement.
Mais, s’il ne vous reste que des rêves humides écourtés, si vos cuisses décharnées supportant un cul fané qui n’allume plus aucun regard concupiscent, si à quelques distances d’une révérence finale, seule la tristesse sculpte vos traits, alors, prier pour qu’un ami mystérieux, vous offrent un cadeau tel celui que reçoit Jeanne le jour de son quatre-vingtième anniversaire.
Dans la pure tradition des bacchanales galantes des siècles passés ou des orgies clandestines d’un présent occulte, Jeanne, accompagnée de sa soubrette -noblesse oblige- plonge sous l’immense table ovale à la recherche de chattes à aspirer et de queues molles à durcir. Et les débordements enflamment l’hôtel particulier, et la fête n’est plus qu’un amas indistinct de queues, de cons et de bouches et Sandrine, la soubrette, passe de main en main tandis que Jeanne est terrassée par de multiples orgasmes, comme autant de bougies ornant le gâteau d’anniversaire, comme autant de défis à son cœur fragile que son cardiologue désapprouverait.
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