Charvin

de Olivier


Aux Editions ska

Si souffrant d’agoraphobie, vous ne supportez pas les hautes cimes et les alpages verdoyants où paissent les troupeaux de chèvres, si les mains calleuses des bucherons « taillés dans une souche de sapin centenaire » vous effraient, si vous considérez qu’il ne peut y avoir de tendresse sans mot affectueux et si le loup éveille en vous les frayeurs enfouies de l’enfance, alors détournez votre regard de cette « La petite Margot de Manigold »
Mais, si au contraire vous rêvez d’assaut robuste sous les vents chargés des senteurs sauvages, si le bêlement des ovinés berce vos cœurs d’une langueur vivifiante, alors n’hésitez pas à vous plonger dans ce texte aux odeurs des chaudes d’étreintes vigoureuses

Et c’est probablement au tréfonds de votre être que vous accompagnerez Margot lorsqu’« elle eut à peine le temps de se demander comment tout cet arsenal allait se loger dans son hangar qu'il s'était frayé en elle un chemin taillé dans ses chairs comme le coin fend le bois sous les coups de la masse, à force de « Han ! » puissants auxquels elle répondait par des « Ouf ! » de touffe écartelée »