Le furet

de Laurence Biberfeld


Aux Editions ska

Si vous estimez que, pour nourrir le furet, la faim justifie les moyens, fût-ce au prix du dégoût, si vous considérez que, lorsque le vin est tiré, il faut le boire, fût-ce jusqu’à la lie, et si vous pensez qu’un premier rendez-vous vaut mieux qu’une rencontre fortuite, alors passez votre chemin sans détourner les yeux de vos convictions.

Si croquer une langue, chargée de miasmes, relève à vos yeux de l’autodéfense psychologique et si l’adage « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras », vous a toujours semblé porteur de castrations au bonheur, alors plongez-vous dans ce texte dont le twist central vous comblera d’aise.

Le furet, qui crie famine au creux de son ventre, l’accompagne de sa sourde présence durant le trajet qui la conduit à ce rendez-vous, ce premier rendez-vous dont elle espère tant. Et quand, malgré la pluie, elle le retrouve, ses sens s’éveillent à la douce chaleur de la promesse, et son corps offert par avance palpite à l’idée de la joie qui se profile.
Ô Lecteur, ta surprise sera grande et tu frissonneras en mitan du texte…