La biroute de l'oncle Charles

de Serge Cazenave


Aux Editions ska

Si vous exécrez la charcuterie et plus particulièrement l’andouille dont la seule évocation suffit à vous retourner l’estomac, si l’asperge vous ruine l’urine, si vous ne concevez la poule qu’au pot et si la campagne vous cause de l’eczéma, alors ne laissez pas votre regard musarder sur l’écran où s’affiche « La biroute de l'oncle Charles »

Par contre, si vous goûtez à la fraicheur du gras de l’andouille, si les sucs de l’asperge vous humidifient les lèvres jusqu’à l’extase, si la rosée campagnarde vous échauffe les sens et si de la poule vous n’aimez que le croupion en gelé, alors cette nouvelle siéra à vos dispositions.

Il n’avait que six ans et toute la fraicheur et l’innocence de ce jeune âge. Il mimait sans en comprendre la finalité, les gestes de Jean, le fils de l’oncle Charles et souffrait du mal de mer lorsque sa grand-mère les enfermait dans sa camionnette rose.
Il n’avait que six ans aux moments des faits, gageons que depuis il a compris ce qu’il ne comprenait pas.