Trois filles de leur mère

de Pierre Louÿs


Aux Editions ska

Lollards des ravissements balisés, sermonnaires des délectations codifiées, prédicateurs itinérants de préceptes urbains, méthodistes prêchant les exultations de la position du missionnaire, son confort intrinsèque et l’amplitude constitutive à nul autre pareil, vous vous asphyxierez aux effluves sulfureux émanant de cet ouvrage jailli des enfers.

Esprits scélérats de peu de moralité, apôtres des fictions aux relents méphitiques, zélateurs des chemins de traverse, des sentiers obscurs que la vertu réprouve, des cavités accueillantes que la bienséance proscrit, ce texte au langage cru enfiévrera votre imaginaire.

Et c’est avec sidération que l’on suit les friponneries auxquelles se livrent Teresa et ses trois filles, Charlotte, Mauricette et Lili, lorsqu’elles visitent leur jeune voisin, friponneries que l’une d’entre elles résume par ces mots :
« Voulez-vous me baiser ? Voulez-vous m’enculer ? Ou aimez-vous mieux que je vous suce ? »
À moins qu’elle ne propose :
« Tu la fais jouir, tu lui fourres de la moutarde et un godemiché dans le derrière »

Mais tout ceci n’est que littérature bien que :
« C'est épatant. C'est pornographique, mais de haut niveau ! » Jean d’Ormesson