BigHorn, pirate du sexe

de Anonyme - Traduction de l’anglais Ava Ventura


Aux Editions ska

Si le mal de mer est votre compagnon de croisière, si le bruit et la fureur de la canonnade vous apeurent, si vous jugez que l’abordage est une façon peu galante de monter à bord d’un navire ou si, pour le dire simplement, vous pensez que rien ne sied mieux à l’amour que la retenue et les intérieurs douillets des boudoirs alors ces mémoires brûlantes vous glaceront d’effroi.

Si vous adorez les embruns qui fouettent les corps et enflamment les sens, si vous vous échauffez à l’idée de découvrir et de conquérir des terres hospitalières qui ravissent l’esprit aussi bien que le corps, si en amour la répétition variée guide vos pas, alors ce récit vous fera tomber en pâmoison.

Épisode 1 :
Où, de retour d’une expédition, le Captain BigHorn retrouve sa Comtesse, et monte incontinent à l’abordage de ses charmes qu’il conquiert sans coup férir tant le cul de la belle souillon s’ouvre au fouteur des mers et qu’« À fesses promises… pine due ! »

Épisode 2 :
Où, repus de plaisirs, bras dessus bras dessous, la Comtesse Molly et son « beau pirate de son con en feu » montent à bord du Blue Whale et où la comtesse s’exclame en découvrant le « godemiché noir sculpté dans un bois foncé » que lui offre BigHorn : « Oh my God ! Votre portrait tout craché ! ». Puis, où bonne âme, elle accepte que le jeune mousse Harper « abandonne son pucelage en son domaine ».

Épisode 3 :
Où BigHorn, en quête de commanditaires, se rend à un repas d’affaires, un festoiement où les fines bouches aiment aussi à se régaler en levrette anale ou vaginale.
« C’est un grand mélange dans un grand délire fornicateur, on échange, on fout, on avale, on suce, on lèche, on défonce, on ne se sait plus à qui appartient ce membre, cette vulve, cet anus, cette bouche, l’orgie est à son comble. »
Et où à l’acmé de ces saturnales que le Lord Archibald Bromwell se fait annoncer. BigHorn mande illico Malatesta afin de châtier ce freluquet qui a l’outrecuidance de conter fleurette avec insistance à la Comtesse Molly. Et où le fidèle maître d’équipage met à profit son priapisme pour punir rectalement ce petit péteux.

Épisode 4 :
Où la Comtesse Molly fort marrie que son voyou de cœur ait endossé la charge de la marine mercantile à l’achèvement d’une bacchanale héroïque lui tient ce langage :
« Comment pourrai-je déposer mon cœur entre les mains d’un prospère commerçant, et offrir mon cul au vit d’un boutiquier ? »
Et où, avant de lever l’ancre, BigHorn donne une fête en l’honneur de Comtesse Molly, dans l’espoir d’être pardonné. Ce qu’il est tant les mets présentés se révèlent gouteux

Épisode 5 :
Où après avoir essuyé une tempête et coulé un navire pirate alors qu’il mouille au large de l’archipel de Madère le capitaine BigHorn découvre qu’il a été l’objet d’une rouerie de certains membres de son équipage ! Ces gredins ont permis à la comtesse Molly d’embarquer clandestinement ! Face à la délicate situation, il n’a d’autre choix que de servir avec mansuétude à l’encontre de ces infidèles, à contraindre la comtesse à se travestir et à lui déclarer :
« Et je t’encule toutes les nuits, car n’êtes-vous point un garçon ? Et que tel est le sort des amours mâles. »

Épisode 6 :
Où la comtesse Molly conte avec gourmandise son séjour clandestin dans les cales du BlueWhale et comment elle a instruit le jeune Harper dans l’art de l’amour, une science qui faute de beure se satisfait d’une noisette de saindoux afin de franchir les derniers obstacles.

Épisode 7 :
Où le Roi Tikoko avec lequel il entend faire négoce met BigHorn en concurrence avec un capitaine havrais.
« Messires des bateaux, gagnera la livraison des captifs celui qui fera chanter n’gologolo à la femme tirée au hasard parmi mes épouses ! J’ai dit ! Que le jeu commence ! »
Et où, pour son malheur, la providence ne sourit pas au capitaine BigHorn. Alors que le hasard alloue au français la plus belle des épouses, le mauvais sort attribue à Bighorn la plus laide. Et c’est alors que, pressentant le naufrage de son héros, la comtesse Molly met à nu aux yeux de tous sa blondeur. L’exhibition se révèle fatale au Roi Tikoko, mais assure à Bighorn la victoire.
Mais où une révolte de la cargaison d’esclaves expédie BigHorn dans une chaloupe à la dérive.

Épisode 8 :
Où le capitaine BigHorn et quelques-uns de ses hommes échouent sur l’île aux femmes, un îlot où des années auparavant un navire chargé de femmes de très petite vertu fit naufrage et où il devient le favori de la Reine Marguerite qui le morigène lorsqu’il quémande l’autorisation d’investir son cul
« Bougre d’idiot, est-ce qu’un pirate demande à enculer une conquête ? […] Foutez, nom de dieu ! ».
Et où mettant à profit les engourdissements subséquents à une bacchanale où il s’est régalé d’une jeune merveille qu’il a récemment dépucelée, il prend la fuite par voie maritime.

Épisode 9 :
Où demeurée en compagnie de la cargaison, Molly craint pour sa vertu, mais devient la favorite du puissant Mamba qui en fauve déchainé « la souleva comme une feuille, la posa sur son chibre promptement ranimé, la promena ainsi empalée au travers de la chambre, la plaquant contre les murs, renversant tout dans sa furia amoureuse »
Et où, les esclaves disparus, Molly atteint la Dominique et se livre à un savant effeuillage qui lui assure la propriété du Blue Whale, rebaptisé BigHorn.